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Leucorrhinia pectoralis

Plan National Actions Odonates | Leucorrhinia pectoralis

Plan National Actions Odonates | carte de repartition de leucorrhinia pectoralis

Plan National Actions Odonates | legende

Menaces

Statut : l’espèce est considérée « préoccupation mineure » à l’échelle européenne, « préoccupation mineure » à l’échelle méditerranéenne, « en danger » en France. En Région  elle est considérée « en danger » en Alsace, « en danger » en Auvergne, « en danger critique » en Centre, « inscrite » en Champagne-Ardenne, « en danger » en Franche-Comté, « en danger critique » en Île-de-France, « éteinte » en Limousin, « rare » en Lorraine, « en danger critique » en Poitou-Charentes, « vulnérable » en région Rhône-Alpes.
Principales menaces : l’intensification de l’utilisation de l’espace en périphérie du plan d’eau, la modification du profil du plan d’eau au niveau de la zone riveraine, la variation annuelle importante du niveau d’eau, le comblement des anciennes fosses d’exploitation.  Certaines activités piscicoles intensives faisant disparaître les micro-habitats permettant le développement larvaire. Dans la Dombes l’abandon de la pisciculture traditionnelle, favorable à la rotation spatiotemporelle des zones de macro et de micro-habitat favorable à l’espèce.

Éléments d’écologie

Habitat : eaux stagnantes de types multiples.
Cycle de développement : les émergences des adultes s’échelonnent de fin-avril à début-juillet en fonction de la latitude et l’altitude. Sur un site, les émergences sont synchronisées et plus de la moitié des effectifs émerge en 8-10 jours. La durée de la période de maturation est d’une à deux semaines.
Les adultes sont observés de début-mai à fin-août. Ils peuvent vivre 40 jours. Le stade embryonnaire dure 6 semaines et la phase larvaire s’étale sur 2 ans rarement 1 ou 3 ans. Le dernier stade larvaire passe le dernier hiver en diapause.
Caractéristiques du macro et du micro-habitat : les écocomplexes les plus favorables semblent être multiples et liés à la présence d’un macro-habitat favorable.
Le macro-habitat optimal est un plan d’eau oligo-mésotrophe à eutrophe bien exposé, avec une pente très douce à partir de la rive et présentant une mosaïques d’hydrophytes avec des plages d’eau libre.
Le micro-habitat optimal est une zone riveraine peu profonde (inférieure à 50 cm) avec des hélophytes appartenant au Caricion lasiocarpae dans les tourbières. Dans les étangs du type de ceux de la Dombes, une étude phytosociologique reste à faire.
Dans l’état actuel de nos connaissances, on peut considérer qu’en France, le macro-habitat lié à cette espèce est d’origine anthropique.

Protections réglementaires

Europe : concernée par l’annexe II et IV de la DHFF et l’annexe II de la convention de Berne.
France : strictement protégée.

Enjeux

Stratégies : la gestion conservatoire de la périphérie du plan d’eau, du fonctionnement et de la dynamique de l’hydrosystème, des anciennes fosses d’exploitation, de la zone renfermant les micro-habitats doit être orientée sur la connectivité. Le maintien de la pisciculture traditionnelle dans la Dombes, le suivi du niveau de l’eau du plan d’eau.
Actions : la priorité doit être mise sur l’étude de la structure des déplacements (CMR) et du fonctionnement du micro-habitat favorable au développement des larves dans le cadre de la dynamique d’atterrissement du plan d’eau. Les inventaires ciblés sur les espèces doivent être poursuivis. Les données de répartition devront être compilées et intégrées au sein d’un Système d’Information Géographique.
Déclinaisons régionales : Alsace, Aquitaine, Centre, Franche-Comté, Lorraine, Picardie, Rhône-Alpes à moindre mesure en Auvergne, Bourgogne, Champagne-Ardenne, Île-de-France, Nord-Pas-de-Calais, Pays-de-Loire et Poitou-Charentes.